Un immeuble à plusieurs conduits ne s'entretient pas comme une maison unifamiliale. Le nombre de cheminées, la coordination avec les occupants, les obligations du propriétaire envers ses locataires et la nécessité de garder une trace écrite transforment un geste technique en une opération planifiée.
Dans un immeuble locatif ou une copropriété, le premier travail est souvent un inventaire. Combien de conduits, desservant quels appareils, dans quels logements, et lesquels sont encore en usage. Il n'est pas rare de découvrir des conduits condamnés dont personne ne se souvient, ou à l'inverse un poêle installé par un locataire sans que le propriétaire en ait connaissance. Cet inventaire, une fois établi, devient la base d'un calendrier d'entretien sur plusieurs années.
L'exécution demande une organisation que le résidentiel ne connaît pas : avis aux occupants, plages d'intervention regroupées pour limiter les allers-retours, accès aux logements coordonné avec la gestion de l'immeuble, et propreté irréprochable dans des espaces qui ne nous appartiennent pas. Un rapport par conduit, daté et illustré, revient au gestionnaire — c'est ce document qui atteste que l'entretien a bien eu lieu, conduit par conduit.
Les cuisines commerciales relèvent d'une logique encore différente. Les hottes et leurs conduits accumulent des graisses dont l'inflammabilité et la vitesse d'accumulation n'ont rien de commun avec la créosote d'un foyer domestique, et les exigences d'entretien y sont généralement plus strictes et plus fréquentes. Nous évaluons chaque installation commerciale sur place avant de proposer une fréquence, parce qu'un volume de friture change tout. Les obligations applicables à ces installations relèvent de réglementations et d'assurances propres au secteur de la restauration, et nous recommandons de les valider auprès des autorités compétentes plutôt que de s'en remettre à un usage établi.